Les petites chroniques de la santé(2)La déhumanisation des soins,et des services médicaux et hospitaliers
Je vous parlais la semaine dernière de la déshumanisation des soins et services dans le réseau de la santé. Le Québec n'est pas le seul pays a souffrir de ces maux. La France désignée par les l'Organisation mondiale de la santé comme ayant l'un des meilleur systeme au monde (no 1) fait face a une tres grande déshumanisation que ce soit dans ses hôpitaux,aux urgences dans les maisons de retraites dans les contacts des malades avec le personnel soignants ou les médecins spécialistes surtout.J'ai lu pour vu une grande humaniste de la santé Marie de Hennezel qui nous en parle dans son livre Le souci de l'autre , édité chez Robert Laffont en 2004.
Voici le texte intégral de Mde de Hennezell en visite un matin aux urgences d'un grand hôpital Parisien:
Ce matin, je me retrouve vêtue d'une blouse blanche,dans le services des urgences d'un grand hôpital Parisien.Je suis venue observer,tenter de comprendre ce qui se vit dans cet ultime lieu de refuge.C'est là qu'atterissent
les malades dont personnes ne veut,les malades porteurs de plusieurs pathologies,les malades chroniques,les mourants,les vieillards qui n'ont plus leur place dans les services spécialisés.Beaucoup ne savent plus ou aller pour être soignés. Ils arrivent alors aux urgences,seul service à rester fidèle au devoir de non abandon.
Les internes et les infirmières vont et viennent dans un ballet incessant, pressés,de la salle de coordinnation a la salle d'attente,du coulloir à la salle de déchoquage,des box de consultation au hall d'acceuil. Nous sommes en fin de matinée,les couloirs sont déjà pleins de brancards sur lesquels attendent des éclopés de tout âge. Ici les soignants sont sur le pont. Ils refusent de voir les malades.Ils gardent les yeux baissés pour rester concentrés,ne pas être interpellés.Lire sur leurs visage l'angoisse de tous ces gens serait sans doute invivable.Seul un médecin qui s'approche d'un brancard s'autorise à regarder la personne qui y gît puisqu'il va l'interroger et l'examiner.Mais tant qu'ils ne sont pas examinés,les futurs patients ne recoivent aucun signe d'acceuil.Je comprends l'anxiété....
Deux pompiers arrivent,ils poussent un brancard sur lequel gît une vieille dame à moitié nue,inconsciente. Ils entrent directement dans la salle de déchocage où trois personnes reliées a toute sortes de tuyaux luttent apparamment pour la vie.Un des pompier tend à l'interne sa feuille de routeElle vient d'une maison de retraite privé. Elle 92 ans,pas de famille.La dernière fois qu'elle a été vu par un médecin remonte a un mois. Son coeur est sans doute en train de lâcher. On lui a injecté un tonique cardiaque pendant le transport. L'interne se tourne vers moi."vous voyez! On n'a plus le droit de mourir tranquillement chez soi ou dans sa chambre!On se débarrasse des mourrant sur les urgences.Ce n'est pourtant pas notre fonction".Il hésite un moment,il pourrait tenter de la ranimer. Il crie fort son nom. La vieille dame réagit par un grognement,mais n'ouvre pas les yeux.Finalement,il décide de la transférer dans un box calme,et de ne rien entreprendre. Je comprends qu'il a décidé de la laisser mourir.
J'observe cette femme qui est dans un état physique lamentable,des escarres,des bleus un peu partout,des ongles de pied que l'on a pas coupés depuis longtemps,quelques rares cheveux blanc sales,gras,collés en désordre.Son état fait honte.Comment peut-on laisser un être humain se dégrader ainsi?Il est manifeste qu'elle n'a pas recu de soins depuis des semaines,peut-être des mois...Est-ce humain? Est-ce humain de venir mourir là, dans la cohue d'un service d'urgences?
Puis le témoignage de Jean de Kervasdoué ancien directeur des Hôpitaux au Ministere Francais de la santé qui eu la mauvaise idée d'être victime d'un accident et qui gouta a sa propre médecine:(titre l'hôpital vu du lit,Jean de Kervasdoué, éd. du Seuil)
....ce brillant économiste de la santé,qui a toujours vu l'hôpital d'en haut nous fait découvrir les multiples dysfonctionnement du monde hospitalier. Ceux dont les malades souffrent tous les jours: les attentes interminables,le froid,la douleur que l'on tarde a soulager la sienne et celle des autres,l'angoisse de ne pas savoir ce que l'on a,ni ce qu'on va vous faire.Il témoigne aussi des «longs moments d'abandon» qui succedent «à l'intense et réelle attention de quelques instants»,des rapport de forces entre celuiqui est couché par rapport a celui qui est debout et que certains prennent plaisir `rappeller.La négligence est générale écrit-il. Elle va de l'absence de matériel adhéquat aux radios que l'on égare dans le dossier. Mais elle n'est pas seulement matérielle,elle est humaine.Ainsi une kiné peut quitter brusquement votre chambre en promettant de revenir et vous laisser attendre à moitié nu sur votre lit,pendant 2 heures.Quant a l'organisation des soins,elle ne se fait pas en fonction des besoins du malade mais en fonction «des textes»(les circulaires administratives) et de »l'urgence ressentie par l'équipe»
»l'hôpital est plus une rue soignante qu'une organisation moderne. Chaque boutique est indépendante et la communication entre elles c'est«si je veux,quand je veux»
La lecture de ces textes ne vous fait -elle pas penser a ce qui se passe ici au Québec.Moi-même j'ai du subir les urgences a lh'ôpital Charles Lemoyne ou l'on a laissé mourir mon amie qui avait un cancer sans s'en occuper il y a de cela trois ans.....(j'y reviendrai).
J'ai gouté a la bureaucratie de Cité de la Santé de Laval qui et de son super service Ambulatoire qui ont refusé mon transfert comme patient diabétique parce que j'ai refusé de suivre un cour sur le diabète(J,étais suivi depuis 10 par l'Hôtel-Dieu de Montréal. Des faits marquants la déshumanisation des soins je pourrais vous en citer des tonnes mais ca n'avance a rien.Il faut que les autorités de la santé le Ministre en ête clanchent sur l'humanisation de la machine.J'ai mis les titres des deux livre et les éditeurs au cas ou certains voudraient approfondir le sujet)
Bonne journée bonne lecture et surtout vos commentaires.
Claude Pinsonneault

1 commentaires:
Mon cher Claude,
Pour ce premier message je me contenterai d'une question en espérant que si tu ne connais pas la réponse tu pourras solliciter un de tes nombreux contacts dans le monde de la santé pour nous informer.
QUE SE PASSE-T-IL DANS LE FAMEUX DOSSIER DE LA CONTAMINATION PAR LA FAMEUSE BACÉRIE (?) C-DIFFICILE DANS NOS HÔPITAUX?
Après le scandale et le traitement spectaculaire par les grands médias nationaux on n'a plus entendu parler de rien ou à peu près. Pourtant tout le monde sait que nos hôpitaux sont les endroits les plus dangeureux à fréquenter. Au Canada on parle de 225,000n infections par an résultant en 8000 morts (et on admet que ces statistiques ne sont probablement pas complètes). La moitié des morts se produiraient au Québec. Qu'a fait le système suite au scandale? On se rappellera que dans un premier temps le ministre Couillard avait préféré tirer sur le messager et chercher à détruire sa crédibilité. S'est-il amendé par la suite en adoptant des mesures correctives à la hauteur du problème? Par ailleurs comme on sait qu'une grande partie du problème en est un de gestion, c'est-à-dire carrément d'entretien ménager et de respect des mesures d'hygiène, que font nos gestionnaires locaux? Se contentent-ils de blâmer le gouvernement et de se plaindre des insuffisances budgétaires?
J'espère que tu seras en mesure de nous éclairer sur ce sujet.
Jean-Claude Beauchemin
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